Activité physique

Activité physique

La pratique d’une activité physique apporte de nombreux bénéfices pour la santé, tant sur le plan physique que psychologique.

Elle contribue notamment à améliorer la qualité du sommeil, à réduire le stress et certaines douleurs, et à favoriser un meilleur équilibre émotionnel. Elle participe également à la prévention de nombreuses pathologies, telles que les maladies cardiovasculaires, le diabète ou certains cancers.

L’activité physique stimule par ailleurs la production d’endorphines — souvent appelées « hormones du bien-être » — ainsi que de dopamine, impliquée dans les mécanismes du plaisir et de la motivation.

Chez les personnes atteintes d’endométriose, la pratique d’une activité physique adaptée peut favoriser le relâchement de certaines tensions, notamment au niveau du bassin, et améliorer la souplesse des tissus impactés par des adhérences.

Cette pratique s’inscrit toutefois dans une démarche d’adaptation à votre état de santé. Selon la localisation des lésions et l’intensité des symptômes, certaines activités seront plus appropriées que d’autres. Dans certaines situations, des exercices ciblés (comme ceux mobilisant les membres supérieurs) peuvent être privilégiés. Lors des périodes de crise, le repos et l’écoute du corps constituent également des réponses adaptées.

Les effets de l’activité physique s’inscrivent généralement dans la durée. Une pratique régulière, sur plusieurs semaines ou mois, permet souvent d’observer une amélioration progressive du bien-être.

Adapter sa pratique : une approche progressive
Les connaissances scientifiques sur les effets précis du sport dans l’endométriose continuent d’évoluer. Plusieurs programmes de recherche sont actuellement en cours afin de mieux comprendre l’impact de l’activité physique adaptée sur les symptômes.

Parmi eux, l’étude pilote « Crescendo » (accroître l’exercice physique et le sport pour combattre l’endométriose) apporte des premiers éléments d’observation, qui restent à confirmer.

Les résultats disponibles suggèrent que certaines pratiques douces — telles que le yoga, le Pilates ou le stretching — peuvent contribuer à diminuer les douleurs et à améliorer le bien-être global.

Les activités de type cardio peuvent également être intégrées, à condition d’être introduites progressivement et ajustées en fonction de vos ressentis. Cette adaptation permet d’identifier un équilibre entre les bénéfices recherchés et les réactions du corps.

Les exercices de renforcement musculaire présentent, à ce stade, des effets variables selon les personnes, sans impact systématique observé sur la douleur, la fatigue ou le bien-être. Dans tous les cas, une approche progressive, à l’écoute de votre corps, constitue le repère le plus fiable pour construire une pratique adaptée et durable.

L’activité physique sur prescription médicale
Dans certaines situations, votre médecin peut vous prescrire une activité physique adaptée à votre état de santé, notamment si vous êtes reconnue en affection de longue durée (ALD) en lien avec l’endométriose.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre du dispositif de « sport sur ordonnance », mis en place par la loi de 2016.

À ce jour, les coûts liés à la pratique sportive ne font pas l’objet d’un remboursement direct par la Sécurité sociale, y compris dans ce cadre. Certaines mutuelles proposent toutefois des prises en charge partielles.

Les Maisons Sport-Santé
Les Maisons Sport-Santé, créées en 2019 par les ministères des Sports et de la Santé, ont pour objectif de faciliter l’accès à une activité physique adaptée pour tous, à chaque étape de la vie.

Elles proposent un accompagnement personnalisé, tenant compte de votre état de santé et de vos capacités.

À La Réunion, 11 Maisons Sport-Santé sont actuellement habilitées par les autorités sanitaires et sportives (ARS et DRAJES). Elles sont portées par différents acteurs locaux : Offices Municipaux des Sports, Maisons de Santé Pluriprofessionnelles, collectivités territoriales ou associations.

L’inscription à ces structures implique généralement un reste à charge modéré, variable selon les communes, correspondant à quelques dizaines d’euros par an.

Vers une pratique bénéfique et durable
L’activité physique, lorsqu’elle est adaptée, progressive et régulière, peut devenir un véritable levier de mieux-être dans le cadre de l’endométriose.

Elle contribue à améliorer la qualité de vie, à mieux gérer les douleurs et à renforcer le sentiment de maîtrise de son corps.

Chaque parcours étant unique, l’essentiel réside dans la construction d’une pratique qui vous correspond, respectueuse de vos capacités et évolutive dans le temps.